PARCOURS GLOBAL
Oh bien sûr, Francis Basset est né en 1949, de mère polonaise. Mais il a su tourner à son avantage ce qui peut apparaître aux yeux de chacun comme un joli petit handicap.
- Pour preuve : En 96-97, travaillant sur des projets pour la télévision chez Gédéon, il enflamme l’enthousiasme du boss, Pierre-François Decouflé, sur un concept de « cours de séduction ». La chose devant remplacer les « Deschiens » sur Canal + .Audition de comédiens, pilote. Pour des raisons « intestines », statu-quo.Mais à quelque chose malheur est bon, Francis Basset en fait un bouquin « Séduire, emballer, conclure », qui paraît aux éditions « La Musardine » ; avec des illustrations de Siné, séduit moins par la rémunération pour ses dessins que par l’outrance et la drôlerie du propos.Porté par la caution du vieil anar, le livre circule et se retrouve à « Réservoir prod ».
- Aout 2000 : « Réservoir net » engage Francis Basset comme concepteur- rédacteur sur la seule lecture de ce remarquable ouvrage et du scénario « On achève bien les chauves », écrit pour « Canal + écriture ».( …le projet est arrivé par la poste, envoyé par un parolier, Francis Basset….la sélection est sévère. Parmi les 800 synopsis qui arrivent chaque année, cinq à six bénéficient des 100 000 à 200 000 francs que Canal+ consacre à leur développement. « Stratégies » du 18 / 12/ 98)
- 2001 : Francis Basset devient directeur artistique de « Réservoir net » : écriture de scénarios et concepts d’émissions pour le câble, saynètes pour familiariser les entreprises avec le net.
Parallèlement, pour « dépanner » une boîte d’évènementiel (« Nord nord-ouest »), il écrit une mini comédie musicale sur le phytosanitaire. Sujet rébarbatif s’il en est, et challenge relevé s’il en fut. Mais Francis Basset est un garçon capable de tout Toujours est-il que :
- 2002 : Top com d’or section événementiel pour cette comédie musicale « Syngenta ».
Tout ceci en continuant son métier de parolier de chansons qu’il exerce depuis plus de vingt ans. Mais, à ce propos, un peu d’historique si vous le voulez bien.Après des études chaotiques, Francis Basset rate son BAC en 68 ( !) pour cause de première partie de Johnny Winter à l’Olympia en tant que guitariste d’un groupe pop dont le nom ne vous dirait rien. Alors me faîtes pas chier.
- 69-70 : Guitariste de Little bob , encore en activité. Bob lui dira un jour dans le train entre Paris et Le Havre « Tu sais Francis, tu étais parmi mes trois meilleurs guitaristes » Francis Basset pleuré.
- 70-76 : disques et tournées de subsistance et d’agrément avec divers groupes rock, puis musico de balloches, d’hôtels de luxe et de dancings pour mémés à chiens- chiens.
- 78 :passage à « l’écriture ». Parolier de chansons de variété, surtout pour SylvieVartan. (une vingtaine de titres jusqu’en 86).
Début des années 80 : acoquinage avec le compositeur Franck Langolff (avec qui Francis Basset jouait dans les mêmes groupes rock). NB : Ultérieurement Langolff rendra Vanessa Paradis célèbre avec « Jo le taxi ».
- 86 : Ecriture de tous les textes de l’album de Franck Langolff (sur lequel figure « Tue-moi » qui cartonnera sept ans plus tard repris par Florent Pagny en France, et par Dan Bigras au Canada. La chanson restera 6 mois numéro 1 là-bas. Et elle remarchera en 96 par Pagny sur une compile de hits dont elle sera la chanson locomotive).Autant dire que Francis Basset a surtout « percé » dans le Métier grâce à cette chanson, et bouffé aussi, par la même occasion, après un intermède en tant que démonstrateur en perceuses dans les supermarchés qui ne s’imposait pas.
- 87-88 : Piges dans des magazines. Entre autres un article assassin dans « L’écho des savanes » pour les dix d’anniversaire de la mort de Claude François. « Le petit blond avec une humeur noire ». Francis Basset était bien placé pour le taillage de costard, ayant eu directement affaire avec l’audio personnage. Encore en activité à titre posthume dans les discothèques kitsch.
Pendant cette même période, écriture de livres de poche chez Hachette, compartiment érotique, dans la collection « Brigitte Lahaie présente ».Francis Basset a cru bon de se munir d’un pseudo (François Zehner, le nom de sa grand’mère maternelle, la pauvre femme) pour ciseler dans le genre comico- érotique. Ouvrages les plus célèbres : « Goût bulgare », « Y’a t-il un pilon dans la vioque ? », « Les derniers jours je pompais Yves ».
A partir de
- 89 : parolier de chansons pour Florent Pagny, Herbert Léonard, Patricia Kaas, entre autres interprètes, moins connus mais qu’il faut néanmoins tenter. Le salut dans ce métier arrivant souvent par où on ne l’attend pas.
- 95 : Co- dialoguiste d’un long métrage avec Gérard Darmon, Ticky Holgado et Emmanuelle Seigner. Pas d’oscars mais une bien symapthique expérience qui prouve , s’il en était encore besoin, que Francis Basset sait écrire et sous de multiples casquettes.
- 96-97 : Messages radio pour « Rire et chanson » et « Radio nostalgie »
Jusqu’au troisième millénaire : Titres d’affiches de films pour UGC PH et écriture de chansons pour Isabelle Boulay, France Damour, Franck Langolff, Michel Delpech (à propos de cet album dont il a écrit tous les textes : « L’intérêt de cet album, c’est aussi l’écriture. Francis Basset en est le principal maître d’œuvre : dans ces miroirs sensibles et malicieux, , dans ces amours lumineusement ordinaires, dans ces regards pensifs sur nos petites vies et le vaste monde , Basset sait mettre une finesse, une pudeur, un humour prenants. » Anne –Marie Paquotte. Télérama no 2608-5 janvier 2000) Personnellement, ça ne m’étonne pas de lui.
Mais parlons un peu du présent 2005. Francis Basset a signé deux textes dont « Te devenir » sur l’album de Judith Bérard, chanteuse canadienne de haut vol, et pratiquement tous les textes de l’album d’une jeune comédienne, Alice Carel. Projet qui lui tient particulièrement à cœur. Mais ça reste entre nous.Côté scénars, un bien joli contrat avec les films A 4.Pour finir un petit rappel de celle qui reste l’amour de base de Francis Basset : la chanson.
178 titres au catalogue en tant que parolier de chansons, pour Sylvie Vartan (25 chansons enregistrées), Isabelle Boulay, Dan Bigras, Franck Langolff, Florent Pagny, Herbert Léonard, Patricia Kaas, Michel Delpech, Christophe Deschamps, Judith Bérard, Alice Carel…
Disques d’or avec « Tue-moi » (Florent Pagny) et « Le saule » (Isabelle Boulay)
| Retour |